Un nouveau restaurant à Colombes qui allie gastronomie et engagement citoyen. Je connais la patronne et
je peux vous dire que sa générosité culinaire est renommée !
Le restaurant LE ROUGET DE L'ISLE est un outil d'insertion par le travail créé par l'association L'ARC EN MIEL, afin de favoriser la réinsertion professionnelle de personnes en situation d'exclusion.
C'est un lieu ouvert à tous dans un esprit convivial de partage et d'échange de savoirs et de parrainage professionnel.
Joignez l'agréable - en venant déjeuner - à l'utile - en aidant à l'insertion professionnelle !
Déjeuner du Mardi au Vendredi de 11h30 à 14h30.
Dîner les Vendredi et Samedi de 19h00 à 22h00.
Salon de Thé du Mardi au Samedi à partir de 16h00.
Le midi formule à 10,50 €.
18, rue Rouget de l'Isle
92700 COLOMBES
Tél. 01 47 85 80 79
arc.enmiel@hotmail.fr
Le nouveau maire-adjoint délégué au développement durable, aux transports et au stationnement a visiblement pris sa lorgnette dans le mauvais sens et s’applique à dénicher les petits dérapages de l’ancienne municipalité, avec la jubilation visible du chasseur s'acharnant sur sa proie
abattue. Un orchestre du 14 juillet se trouve ainsi dans sa ligne de mire… Attention, les yeux ! Il va y avoir du changement à la mairie de Colombes !
Il pousse
même le bouchon à nous expliquer que c’est cette activité de limier qui l’empêche de faire le boulot pour lequel il a été désigné, à cause du temps que ça lui prend...
Un conseil d’ami… Ne nous refaites pas le coup de l'ancienne municipalité qui passait son temps à rabâcher le passé. Assez de cette vieille rangaine ! Arrêtez de vous pencher sur ces
sornettes* pour vous atteler vraiment à la tâche immense et passionnante du dossier du développement durable. Voilà un regard d'avenir et la barre redevenue haute. Vous l’avez annoncé,
il doit s’organiser bientôt (quand ?) des assises pour définir avec les Colombiens des axes à ce sujet. Au lieu de nous en dire un peu plus sur ce sujet central, nous avons droit à des broutilles
de petit gestionnaire en mal d’économies de bout de chandelle. Alors, monsieur le maire-adjoint, quelle sera votre politique du développement durable, des transports, du stationnement pour les 6
prochaines années ?
Nous avions, pendant la campagne, proposé des axes forts : organiser des assises (comme vous) pour créer avec les
Colombiens un agenda 21 concret, accompagnant un nouveau Plan Local d’Urbanisme, destiné à doter la ville de l’ensemble des outils pour mesurer son impact environnemental et établir un plan
Climat pour réduire le rejet de CO2 de 15% en 2014 ; créer une maison du développement durable pour offrir un guichet unique aux Colombiens désireux de s’inscrire dans cette démarche ; proposer
des subventions municipales aux particuliers voulant installer des équipements écologiques, etc..etc…
J’espère que vous répondrez à cette attente, forte et ambitieuse, au lieu de vous perdre dans des chicaneries revanchouillarde.
*Sauf à découvrir un véritable sujet qui nécessiterait alors un examen légitime et utile
Césaire doit être enterré au
Panthéon, parce qu’il est symbole historique national.
Mais pas tout de suite. Laissons-le d’abord reposer dans sa ville Fort-de-France en son Département d’Outre-Mer. Car il était de ceux qui avaient poussé pour la départementalisation des Antilles
françaises et assurer une égalité reconnue entre toutes les Frances et tous les Français de métropole et d’Outre-Mer, les Blancs et les Noirs, les anciens colonisés et les anciens colons.
Pour celui qui est né après 68, comme moi, Aimé Césaire (né en 1913) était une icône littéraire, sacrée, que chaque politique se devait de rencontrer lors de son passage en Martinique. A vrai
dire, les raisons de ce pèlerinage étaient, pour moi, quelque peu mystérieuses…
Maintenant, à chaud, après avoir lu quelques notices, articles, commentaires, poèmes et biographies, je commence à appréhender, un peu, les contours de la négritude et de la vie d’Aimé Césaire.
Négritude ? Tiens, quel drôle de terme ! Pour Senghor, c’est « l’ensemble des valeurs culturelles de l’Afrique Noire ». Des valeurs actives, toujours en action, en devenir. Non un état statique,
arrêté, fini.
Pour le comprendre un peu mieux, il faut d’abord situer le contexte : les années 30. La France est alors un immense empire colonial – voulu par la gauche tout au long du XIXè siècle pour sa
mission « civilisatrice » et combattu par une droite qui le juge inutile, dispendieux et propre à dévier l’effort en faveur de la Revanche (l’Alsace-Lorraine) – le second après l’empire
britannique.
Les Antilles baignent alors dans un monde américain traversé par le racisme et la ségrégation. Le Communisme gagne du terrain idéologique et demeure le seul courant de lutte contre le
colonialisme. Le fascisme, devenu impérialiste, gouverne l’Italie et le nazisme gagne l’Allemagne. La crise s’installe. Les tensions internationales traversent l’Europe.
La France, exsangue après 14-18, investit pourtant massivement pour ses colonies : hôpitaux, gares, écoles, routes, etc.. et érige son empire en outil de relèvement (exposition coloniale)
en multipliant les échanges entre métropole et colonies. La France découvre son empire. Césaire et Senghor parviennent ainsi, comme Hô Chi Minh et d’autres, à suivre un cursus universitaire en
Sorbonne.
Ils se retrouvent dans un univers hostile, raciste, ou, moins souvent, amical par proximité idéologique. Césaire est communiste. Il quitte le PCF en 1956, lors de la découverte des crimes
staliniens. Auparavant, il avait lutté contre la guerre d’Indochine. Bien sûr. Et voté contre la défense européenne ou la CEE. Il a évidemment refusé les pleins pouvoirs au général de Gaulle en
1958. Il est resté maire, député, président du Conseil Général pendant des dizaines d’années.
Alors, la négritude ? Une affirmation littéraire, sociale, culturelle qui crie à la face du monde qu’un noir est un homme capable, digne ; qu’il est source et issu de culture. La négritude est «
la négation de la négation de l’homme noir » (Sartre). Bref, un appel à l’égalité, non des droits - comme aux USA dans les années 60, puisqu’ils sont acquis progressivement dès 1848 et la
fin de l’esclavage, et surtout après 1914 avec le sacrifice de milliers d’Antillais dans les tranchées - mais à la reconnaisse, à la dignité et au respect culturels réciproques. Après la Shoah,
Césaire fustige même cet Occident se désignant porteur de valeurs universelles et générateur d’une culture (donc d’une société) qui se voulait prééminente et qui a pourtant généré le plus grand
massacre de l’histoire. Il pousse sa réflexion plus loin encore en comparant la solution finale au système colonial, cette fois appliqué à l’ « homme blanc », devenant alors inacceptable (à
l’inverse de la colonisation) pour l’européen.
Cette sortie nous rappelle que la décolonisation fut une époque de doute, de remise en cause, de divisions, de mise à l’index internationale pour notre pays, après la défaite de 40 et malgré la
victoire de 45. Epoque durement et heureusement clôturée par le Général de Gaulle.
Sortie de son contexte, aujourd’hui, la formule de négritude nous ramène à un combat de notre passé, au lent cheminement vers l’Egalité, élément fondateur de notre pacte social. Césaire symbolise
aussi cette confiance en la France, lui qui a misé sur l’intégration des Antilles dans le corps national, par la départementalisation, pour assurer cet objectif d’une vie. « Cette demande
d’intégration constitue un hommage rendu à la France et à son génie. » lance-t-il à l’Assemblée Nationale en mars 1946.
Pour moi, la négritude n’a donc plus de sens actuel. C’était un concept conjoncturel. Le combat d’un temps. Gagné, remporté.
Chaque Français, noir, blanc, jaune, métisse, etc.. se reconnaît, est reconnu non pour sa couleur, mais pour son appartenance au corps national. La culture régionale (bretonne, arabe, ch’ti,
antillaise, etc..) reste et devient un apport au pot commun de notre patrimoine collectif.
Bien sûr, il reste encore des scories de l’histoire. Mais, c’est tout de même une affaire désormais classée, avec la reconnaissance de la Traite comme crime contre l’humanité en 2001. La
récupération de « Papa » Césaire par une poignée de communautaristes ne rencontrera pas de terreau favorable. Sauf, à ce que l’on transforme le modèle français égalitaire en un système
multiculturel, c’est à dire, un alliage de communautés. Mais ça, les Français n’en veulent pas.
Le 1er décembre 2007 avait lieu
une conférence organisée par les Amis du Musée
de Colombes - dont je salue au passage l’engagement pour le rayonnement de notre musée colombien et plus largement le patrimoine de notre commune – au sujet de la mystérieuse
Gare du Champs de Mars…
Ceux qui prennent le train de Saint-Lazare connaissant déjà – sans le savoir – cet édifice. Mais, si ! Il est situé à Asnières sur le promontoire de la fourche qui sépare les lignes de Bécon et de Bois-Colombes. A une minute de la gare de Bois-Colombes.
Pierre Tullin, Asnièrois à l’origine du classement du site au titre des Monuments Historiques en 1985, était l’intervenant qui délivrait un passionnant exposé – m’a-ton dit, je n’avais pu m’y rendre…- sur ce monument méconnu.
Alors, qu’est-ce que cette merveille ?
La Gare Lisch - du nom de son concepteur - ou Gare des Carbonnets, l’une des 4 gares du Champ de Mars, fut édifiée à l’occasion de l’exposition universelle de 1878, transportée à Asnières-sur-Seine en 1897 puis remontée en 1899 où elle servit de dépôt, puis de gare de voyageurs sous le nom de « gare électrique » de 1924 à 1939. Elle est parfois dénommée Gare des Carbonnets, du nom de la rue qui lui donnait accès.
A l’abandon depuis lors, elle menace ruine. Dans quelques années, rien ne pourra plus être sauvé.
Propriété de Réseau Ferré de France, sur un territoire asniérois dont l’unique accès est bois-colombien, la gare
du
Champ de Mars se trouve
imbriquée dans un dédale administratif qui l’enserre.
Des discussions informelles
avaient eu lieu dans les années 2002 entre les Maires-Adjoints à la Culture d’Asnières, Bois-Colombes, La Garenne-Colombes et Colombes, avec la volonté de dépasser les frontières communales
pour évoquer des projets généraux. La gare du Champ de Mars avait été mise sur la table, tant son caractère « intercommunal », ou plutôt « transcommunal » était évident. Je vois que le nouveau
maire asniérois est du même avis . J’espère que cette dynamique se poursuivra pour
sauver ce prestigieux vestige de notre patrimoine.
Pour quelle destination ?
On pense évidemment à une occupation culturelle (projet "Carbonnets") au rayonnement élargi à l'ensemble des communes voisines. Une médiathèque – ludothèque – artothèque – halle d’expositions – ateliers ? Il faut lui « rendre » son affectation originelle : un lieu de vie, de passages, de transports... Voici un beau projet, le premier à périmètre intercommunal, pour la nouvelle municipalité à créer avec ses partenaires et voisins !
En annonçant dès le
premier conseil municipal sa future démission de son mandat de conseiller général du canton nord-ouest de Colombes pour cause de cumul, le nouveau maire impose une autre « histoire » à sa
majorité municipale. Certains salueront cette initiative.
J’en suis. Mais pas dans ce cas…En effet, je crois, pour ma part, qu’attendre 2010 et la fin naturelle du mandat aurait pu être tout à fait acceptable pour une élection qui aurait alors dû
présenter un suppléant capable de prendre la suite, sans interrompre le cycle. Enfin, c’est dit, alors, allons-y !
Il y a un qui ne doit pas trouver cela formidable. C’est le premier adjoint, Maurice Lobry. Conseiller Régional depuis 10 ans. Que va-t-il se passer ? Devra-t-il remettre aussi son mandat afin de
suivre cette nouvelle règle ? Persistera-t-il à cumuler ses deux mandats, à l’inverse du maire, rendant la démarche quelque peu dure à suivre ? Philippe Sarre justifiait ainsi sa position lors
d’une discussion au cours d’une fête qu’il organise actuellement pour fêter sa victoire : « Cumuler, ça n’est pas additionner des possibilités pour sa commune, c’est en réalité, pour l’élu,
ajouter une indemnité à une autre. » (Citation que je retranscris de mémoire). Soit. Alors, M Lobry ?


