Jeudi 8 septembre 2011
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C’est la question devenue primordiale aujourd’hui. Même si on n'est pas d'accord. Elle conditionne tout pour une structure qui s’appuie sur la dette pour vivre. Une bonne note garantit une
financiarisation de ses projets à venir, un bon positionnement sur les marchés pour trouver de l’argent au meilleur coût et des perspectives assurées pour financer sa croissance. On en parle pour
notre pays, pour les banques, pour les entreprises et… pour les collectivités locales. Qu’en est-il pour Colombes ?
Examinons la situation financière de notre commune au moyen de quelques critères clefs. Le premier, l’endettement en lui-même. Presque 153 Millions d’euros empruntés au 31 décembre 2010. 11
millions d’euros par an de remboursement. Le coût d’une nouvelle école… Et je ne parle que des comptes stricts de la commune. Il faudrait ajouter les dettes liées aux organismes périphériques
(CODEVAM, Cuisine centrale…). Ensuite, la nature de cette dette. Là se trouve un autre problème. Environ 9 emprunts sur 10 sont à taux variables. Tant mieux ? Aujourd’hui. Ils ne coûtent presque
rien en intérêt. Mais demain ? Et si les taux remontaient…
Le second critère repose sur la
qualité de gestion de notre budget. J’entends par là, la façon dont la rigueur est appliquée à la gestion municipale. Notre ville ne peut pas vivre en dehors d’un contexte de crise exigeant la
réduction de ses dépenses. Colombes est-elle gérée dans le sillage de nos politiques publiques nationales, ou bien fait-elle l’objet d’une stratégie à contre-courant ? Les dépenses de
fonctionnement augmentent d’année en année, sans prendre en compte les politiques d’économies. A Colombes, elles représentent près de 1500€ par Colombien (+7.8 % depuis 2008), quand ailleurs, en
moyenne, elles ne dépassent pas 1377€. Cette absence de volonté de contenir les dépenses locales pose un vrai problème. On ne peut faire comme si Colombes était isolée de la crise mondiale. Si on
est responsable devant le contribuable colombien, il faut entreprendre en urgence un plan d’austérité et d’économies draconiennes.
Ensuite, portons notre regard sur les perspectives d’avenir, de croissance de notre ville. Les recettes et les projets de nouvelles ressources. Là aussi, les projections ne sont pas bonnes.
Thalès nous quitte. Et la municipalité est loin de prétendre enrichir notre budget communal grâce des ressources supplémentaires (je pense principalement à de grands plans d’arrivée de nouvelles
entreprises, de nouvelles activités génératrices de recettes fiscales). Donc, sans définir une stratégie de recherche et d’augmentation des ressources propres, la municipalité réclame
de la péréquation, de la DGF, compte sur l’Etat pour renflouer ses caisses… Mais L’Etat n’a plus d’argent !
Alors, Colombes ? Triple A ? Cette question devient centrale à l’heure où le crédit se resserre et où les collectivités auront de plus en plus de mal à se financer au moindre coût. Les moins
vertueuses auront, en plus, à payer de plus en plus cher leur assurance…
Mais c’est aussi et surtout, une véritable révolution politique qu’il faut entamer à Colombes. Faire un inventaire des missions municipales. Et choisir quelle priorité il faudra conserver et
amplifier.
Pour ma part, cet exercice doit viser à dégager des marges de manœuvre pour le budget municipal, lui assigner des objectifs nouveaux à remplir, certes. Mais il doit aussi permettre la réduction
de la ponction fiscale sur les Colombiens. Indispensable pour rendre une dynamique à notre ville, la rendre plus attractive, au moment où la concurrence avec les autres communes du 92 va se
durcir pour accueillir les meilleurs pourvoyeurs de recettes fiscales.
Bonne rentrée à tous !
Publié dans : Politique locale
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Lundi 1 août 2011
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Et rendez-vous à la Rentrée !
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Vendredi 8 juillet 2011
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La municipalité a
ouvert la chasse aux voitures. Et n’entend pas s’arrêter en si bon chemin… Après la mise en sens unique de certaines rues, l’extension du stationnement payant, la rue Saint-Denis piétonne, le
maire s’attaque à la rue de la Fraternité. Pourtant avec un nom pareil, il ne devrait pas y avoir de conflit…
Ainsi, rue de la Fraternité, il a été décidé de fixer le stationnement en chicane :
- du côté pair dans la section de rue comprise entre le boulevard de Valmy et la rue Labouret
- du côté impair dans la section de rue comprise entre la rue Labouret et les rues Desmont Dupont et Glycines.
Le marquage au sol des emplacements de stationnement sera réalisé au cours de l’été, nous dit-on…
Faisons le bilan. Aujourd’hui, 38 emplacements sont disponibles. Après la « réorganisation du stationnement », il n’y en aura plus que 19… Moitié moins donc.
Dommage pour une rue qui sert de frontière à la zone de stationnement payant, au Nord, et qui présente la particularité d’être bordée d’immeubles… sans parking. Après le 1er juin, avec
l’extension du stationnement payant, la rue de la Fraternité s’est trouvée saturée. Grâce à ce nouveau dispositif, plus de problème. Comme par miracle tout sera réglé. Pas pour l’automobiliste
qui de plus d’être racketté, se trouve aujourd’hui traqué comme du gibier.
Il ira se cacher rue Labouret, rue Desmont Dupont, rue Besson et alentours. En attendant que ce soit le tour de ces nouvelles rues…
Publié dans : Urbanisme
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Mardi 5 juillet 2011
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Vous connaissez le Cedis (Centre d’écodéveloppement et d’initiative sociale)? C'est un centre agréé de formation pour élus locaux, nous apprennent-ils sur leur
site. Le directeur ? Jean-Vincent Placé. Vous connaissez , Le numéro 2 des Verts. Tiens tiens... Et l'université d'été du Cedis,
du 17 au 20 août 2010, semblait un véritable moment de formation avec un programme très chargé. Et les 4 élus
écolos de Colombes, inscrits par la municipalité, pour la modique somme de 4000 € semblaient véritablement animés par l'envie d'apprendre pour le plus grand bénéfice des Colombiens qui ont payé
leur séjour.
Et alors ? Eh bien, juste un problème. Cette formation financée par les deniers publics se tenait - oh comble du hasard ! - au même endroit et au même moment que l'université d'été des Verts, à l'université de Nantes...Ah, non pas tout à fait, une journée de plus...
Les élus Verts, conseillers municipaux et adjoints au Maire, doivent rembourser cette participation cachée à l'université de leur parti. Les impôts colombiens ne doivent pas servir à payer leur
activité politique et à financer leur parti.
On se rappelle que certains partis de la municipalité avaient déja fait fabriquer sur les fonds publics une banderole qui avait été accrochée sur l'hôtel de ville et que la commune avait
financé des cars pour que des employés municipaux se rendent à la manifestation contre la réforme de la retraite. Face à la levée de bouclier, le Maire avait alors reculé et demandé que les
partis remboursent.
Visiblement, l'avertissement n'a pas porté.
Cette année, rebelote. Le Cedis organise encore sa formation, devinez où ?J'espère que nos élus verts ne se sont
pas déjà inscrits...
Publié dans : Politique locale
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Lundi 4 juillet 2011
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19:47
Chaque année, la commune préempte, c’est-à-dire entrave une vente privée pour se porter acquéreur obligatoire. Vous voulez acheter un appartement ? Vous devez signaler votre
demande en mairie qui peut vous l’acheter sous le nez.
C’est normal quand on veut gérer l’urbanisme de notre ville, me direz-vous peut-être. Non, car le niveau des préemptions enfle pour atteindre des sommets. Plusieurs millions d’euros depuis 2008.
Ce n’est plus du contrôle, c’est de l’accaparement. Tout cela pour au bout du compte conserver un patrimoine municipal qui parfois ne sert à rien et se délabre au lieu d’être mis en vente pour
renflouer les caisses communales. Par exemple, l’ancienne crèche de la rue du commissariat, l’immeuble de la Bourse du Travail, celui des anciens combattants (en très bon état celui-là), de
l’ancienne poste qui abrite des bureaux que l’on pourrait facilement recaser ailleurs, etc..
Que dire aussi, des biens de l’ancien office HLM, Colombes Habitat Public ? Trop souvent vétustes, comme l’ensemble rue de Metz, ou insalubres comme l’immeuble du début de la rue Colbert, etc. Ou
encore, des pavillons, comme celui qui, à l’angle du boulevard de Valmy et de la rue de la Fraternité, tombe en ruine.
Pourquoi ne pas vendre un peu ? On voit bien que l’on ne peut entretenir tout ce patrimoine. Cela n’a plus de sens d’acheter autant sans revendre. Il faut stopper la politique dite de la «
réserve foncière ».
Publié dans : Politique locale
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