Débattre

Manuel Aeschlimann, Député Colombes Sud (UMP)
Patrick Chaimovitch, Adjoint au Maire (Verts)
Michèle Fritsch, Adjoint au Maire et Conseiller Général Nord-Est (PCF)
Nicole Gouéta, Conseillère Municipale et Générale Sud (UMP)
Maurice Lobry, Adjoint au Maire et Conseiller Régional (PS)
Roland Muzeau, Député Colombes Nord (PCF)
Frédéric Sarkis, Conseiller Municipal (Verts)
Laurent Trupin, Conseiller Municipal (MODEM)
Rama Yade, Conseiller Municipal (UMP)

Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 19:27

untitled-copie-5.jpgCertains n’ont pas compris le sens du vote des Français. Vous savez, lors du 1er tour dimanche dernier. Ils pensent que pour l’élection, eh bien, c’est déjà joué. Fini, terminé. Hollande président. Pourquoi ? C’est la faute de Sarkozy. Il a écouté Buisson. "Trop à Droite" jugent-t-ils un brin méprisant.

Qu’est-ce que c’est ces histoires ? De quoi parlent-ils ? Pour qui se prennent-ils ? Les donneurs de leçons, les prêtres des bonnes valeurs et du politiquement correct se prennent toujours pour les gardiens de la "bonne" politique. Ceux-là même qui escamotent les véritables débats attendus par les Français : l'Intégration, la Nation, l'ordre.

De quoi s’agit-il en réalité ? Les Français ont dit non à la Gauche. Et même largement. Ils n’ont pas plus envie de Hollande que de Royal. Ils envoient depuis plus de 20 ans des signaux forts à leurs représentants pour plus de sécurité, plus de fermeté, moins d’immigration, moins de laxisme budgétaire. Et personne n’écoute. A chaque élection depuis 2002, on redécouvre une « percée » du FN ! Alors, en 2007, quand Nicolas Sarkozy leur avait promis de se charger du redressement de la France, en homme de poigne, ils y ont cru et ont arrêté de voté FN. Mais rien ne s’est vraiment passé. Alors, ils se sont sentis trompés. Le FN n’est plus un vote poubelle, un vote colère ou un "vote de crise", depuis belle lurette. Il signifie le besoin de sécurité, de fierté de son pays, d’arrêt d'une immigration non intégrée, de prise en compte des difficultés des Français "moyens", le besoin de ne pas oublier nos campagnes abandonnées…Et surtout de ne pas faire comme s'il, lui le peuple, n'existait pas. Humiliation suprême !
C’est le vote d’une Droite héritière de la Droite Bonapartiste, que Nicolas Sarkozy avait su allier avec la Droite Orléaniste, capitaliste et progressiste, en 2007. C’est l’histoire traditionnelle des Droites françaises depuis 1800 qui se rejoue à chaque élection.

A Colombes, il faudra le 6 mai, 6000 voix de plus qu’ au premier tour (9000 voix) pour espérer égaler le score de 2007, seulement à 47%. Difficile. Le peuple saura-t-il excuser Nicolas Sarkozy de l'avoir oublié ? Laissera-t-il passer François Hollande à cause de ce mépris qu’on a eu pour lui ? Lui, le peuple, qui n’a pas compris l’ouverture ou la diversité qu’on lui a imposées. Lui qui se révolte contre un certain diktat bruxellois. Lui qui sent la maîtrise de son destin échapper à la France. Lui qu'on a humilié quand le président, son président, faisait son bling-bling. Et qui ne l'a pas supporté. Ce peuple si dédaigné, si méprisé. Qui pourtant a le pouvoir de tout changer dimanche 6 mai.

Publié dans : Politique nationale
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 10:01

On entend partout que l’abstention sera forte et risque d’être la grande gagnante du 1er tour…
C’est possible. Et les raisons seraient multiples : vacances, débat occulté par un temps de parole verrouillé, sondages omniprésents…
Mais, en réalité, rien n’est joué. Cette situation doit nous conduire à la mobilisation. L’enjeu est fort. Il faut que Nicolas Sarkozy vire en tête au premier tour. C’est essentiel pour espérer entraîner une dynamique de victoire au second tour. Il doit faire le plein et viser son score de 2007, soit au dessus de 30% pour rééditer l’exploit de faire succéder un président de Droite à un président de Droite.
Ceux qui seraient tentés par l’abstention, le défouloir ou le coup de gueule électoral, doivent laisser une chance à notre pays de ne pas sombrer dans la crise, de ne pas disparaître dans les oubliettes de l’histoire mondialisée. Il n’y a peut-être qu’une chance infime de sauver notre système de protection sociale, de conserver nos valeurs républicaines. Alors, saisissons-la !
Le seul à proposer de se battre dans la réalité, c’est Nicolas Sarkozy. Les autres mentent et leurrent en lui opposant une vision du monde qui n’est pas conforme à la réalité. On ne pourra pas revenir au Franc. On ne pourra pas travailler moins et gagner plus. On ne pourra pas dépenser plus et payer à la fois nos dettes publiques. On ne pourra pas faire comme si le reste du monde n’existait pas. On ne pourra pas ignorer la mondialisation. On ne pourra pas se retrancher derrière des lignes Maginot, chères à bâtir, anesthésiantes et finalement inefficaces.
Faire face à la réalité, c’est la politique de la sincérité. Qui consiste à dire la vérité : on devra prendre l’initiative, innover, inventer, pour faire la course en tête et garder notre position mondiale. 5e puissance du monde, ce n’est pas rien ! On devra continuer à s’adapter, changer, évoluer, se battre pour conserver l’essentiel de nos valeurs et de notre système social.
J’entends bien ceux qui auraient espérer un autre style de mandat que celui qui s’achève. J’en ai fait partie. Certains reprochent à Nicolas Sarkozy de ne pas en avoir fait assez. D’autres d’en avoir fait trop… Je leur réponds que ce n’est plus l’heure de tergiverser. Qu’il n’est plus temps de tatillonner. Le moment est bien trop crucial pour notre pays. Le laisserons-nous basculer tout entier à gauche, de la commune à la présidence, des régions au sénat ? Le regarderons-nous choisir le déclin ? Ce serait le choix de l’abaissement.
Le seul qui a le courage de dire cela, c’est Nicolas Sarkozy. Et il doit être en tête au 1er tour le soir du dimanche 22 avril.

Publié dans : Législatives 2012
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 10:55

Avant-hier soir avait lieu une réunion de présentation des aménagements de la future rue Saint-Denis piétonne. On y a parlé de la circulation, des accès, des revêtements, des riverains, des parkings, des devantures commerciales, des mobiliers urbains…
rueil-rue-pietonne.jpgUne chose ressort. La réflexion de cet aménagement n’a pas été menée à l’endroit. Je m’explique. La démarche employée est partie du principe de délimiter des espaces séparés et identifiés pour chacune des fonctions de la rue, ou encore du respect des biotopes des animaux (je pense principalement aux oiseaux) en pensant la plantation d’arbres…
Aussi, il a été défini un revêtement spécifique pour reconnaître chacune des finalités retenues. Par exemple, devant les vitrines, des pavés plats à lamelles pour la zone de vente. La chaussée est, elle, identifiée par d’autres types de pavés, de couleur claire, que viennent entourer des « quais » eux-mêmes recouverts de matériaux différents. Enfin, chaque rotule de circulation sera traitée avec un autre pavage « en queue de pan »… Une vraie mosaïque ? Non. Un patchwork de couleurs, d’effets, de matériaux. Qui, au lieu de donner à la rue un bel effet de « tapis », rendra celle-ci, « si riche » qu’elle en sera tout simplement « baroque ». Vous savez, pour faire du beau, il vaut mieux pas faire confiance à la Gauche, surtout colombienne, qui a été capable de nous inventer la fantastique Place Rhin et Danube…
Qu’aurait-il fallut faire ? Pas partir sur l’ "idéologie" de la rue piétonne. Mais rester pragmatique. Donc, d’abord aller voir ailleurs des exemples réussis. Réussis dans le temps. Profiter des retours d’expérience. S’inspirer de ce qui marche. Pas de foncer en prenant pour départ une réflexion dénuée de toute relation au « terrain ». Avec le risque de faire des erreurs qui vont coûter cher (le projet est estimé à 4 millions d’euros, alors que la commune vient d’annoncer ne plus avoir les moyens d’octroyer de subventions de projet aux associations…). Allez voir, Monsieur l stationnement_centre_ville_2006_003.jpg e Maire, à Enghien-les-Bains, à Saint-Germain-en-Laye, à Rueil (photo en haut), les exemples qui ont réussi (Ce sont des rues semi-piétonnes, car aucun maire n’a voulu fragiliser le commerce de proximité). Rencontrez les équipes qui ont été chargées de les mettre en œuvre. C’est de cette manière que l’on procède quand on veut le meilleur pour sa ville. D’ailleurs tous vous auraient dit qu’il fallait prévoir des parkings avant toute chose… Et bien non. Vous réinventez des concepts fumeux qui vont nous conduire à investir dans une chaussée si hétérogène qu’elle en deviendra vite « une rue de l’orme » - rue que vous aviez aménagée en votre temps avec M Frelaut - en plus grand. C'est-à-dire en mille morceaux. Impossible à entretenir. Vous nous annoncez du porphyre, des fontaines Wallace, une sculpture, des candélabres modernes et design… Les Colombiens n’ont pas besoin de tout ça. Simplement d’une belle rue centrale, mais plus simple, et sans doute moins chère.

Publié dans : Urbanisme
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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 12:03

insecurite2.jpgPlaque tournante de la drogue en Ile-de-France - le Petit-Colombes, les Grèves à Colombes; Le Luth, Les Grésillons, Les Agnettes, La Cité Rouge à Gennevilliers et la Caravelle, La Sablière à Villeneuve-la-Garenne, nos quartiers connaissent une situation au bord de l’explosion. Les halls d’immeubles squattés, les trafiquants opérant à visages découverts, et même parfois cagoulés, les rassemblements de bandes devant les entrées des cités, des armes à feu en circulation : tout cela, c’est la réalité de nombreux Colombiens, Gennevillois et Villénogarennois qui n’en peuvent plus. Un mort à Gennevilliers.
Une série de coups de feu (à la Kalachnikov) au Petit-Colombes, en plein jour, avec des blessés. Les bandes font ce qu’elles veulent.
Avec une violence inouïe, comme lorsque le chauffeur du bus de la ligne 235 au niveau du Luth à Gennevilliers a failli être immolé après avoir été aspergé d’essence. C’était en octobre dernier, ou bien quand une quinzaine de voyous a jeté des pierres sur un commissariat à Villeneuve-la Garenne, en novembre. Etc, etc…
La liste des violences est impressionnante. Sans parler des petites violences quotidiennes (intimidations, saletés, injures…).
L’enjeu est énorme. Pour ces bandes, le montant des transactions dépasse le million d’euros chaque année, par cité, et permet d’alimenter un trafic toujours plus étendu. L’attraction de cet argent facile emprisonne des tout-jeunes dans une spirale de délinquance, du guetteur (« chouf ») au dealer, qui parfois mène à des règlements de comptes sanglants. Les populations assistent en spectateurs impuissants à la mise sous coupe réglée de leur quartier, placé hors du contrôle de la République. Créer une zone de non-droit pour les bandes, c’est se constituer un territoire de vente de la drogue, sécurisé.
Les policiers, les pompiers, les postiers ne peuvent plus intervenir sans méfiance. Les professeurs, les médecins, les assistantes sociales, n’y exercent qu’en surmontant d’innombrables difficultés. Les bus évitent les cités. Et n’y passent qu’avec une assistance policière. Tout ce qui représente la République y est regardé avec méfiance. Comme si il s’agissait d’une intrusion sur un territoire ennemi sorti du giron national.
Créer des patrouilles de vigiles armés, spécialisées, affectées aux Quartiers, pilotées par les organismes de logements sociaux, en relation avec la Police Municipale et Nationale, favoriser l’installation systématique de caméras dans les halls et abords des immeubles, voici des propositions concrètes pour chasser les trafiquants de notre quartier, en leur menant une lutte déterminée. Il faut occuper le terrain 7 jours sur 7, 24h sur 24h.

Publié dans : Législatives 2012
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 21:52

Dans le cadre de la campagne des législatives, je souhaite aborder les grands sujets qui nous préoccupent. Aujourd'hui : faire face à la crise.

L’heure est grave, la situation se durcit. Le gouvernement a déjà commencé à agir (réforme des retraites, réductions budgétaires, baisse du nombre de fonctionnaires, révision générale des politiques publiques…). Mais, la crise impose désormais des choix rendus urgents. Car notre système est en faillite.
En 2011, l’Etat a encore dépensé plus qu’il n’a engrangé de recettes. Cela dure depuis 30 ans.
C’est presque 70 milliards d’euros de trop, par rapport à nos recettes. L’Etat dépense 40% de plus de ce qu’il gagne!
Et 1730 milliards de dettes (26500 € par Français). Près de 85% d’endettement, si on rapproche ce montant de notre PIB. Comment tenir à un tel niveau ? Comment réussir à maintenir notre notation déjà dégradée AA+, qui nous assure des taux d’intérêt acceptables - donc une charge financière la plus basse possible - alors que la dette devient le poste de dépenses annuelles le plus important du budget national ?
Nous vivons au-dessus de nos moyens depuis trop longtemps et demain, il faudra payer.
dette.jpgIl n’y a qu’une approche face à ce défi gigantesque : le courage, la lucidité. La France peut changer, peut relever ce défi. Si ses représentants sont courageux et osent affronter la réalité. Pas pour casser notre système social, nos retraites. Mais pour en préserver l’essentiel. Et finalement le sauver.
Il va falloir continuer à se retrousser les manches. Seule une croissance dynamique pourra nous aider à payer ce que nous devons et à conserver une partie essentielle de nos prestations sociales, comme les Retraites. Créer de la croissance, c’est notre mission et notre responsabilité.
Assez de nouvelles dépenses publiques, de nouveaux guichets d’assistance. Il faut de l’oxygène pour ceux qui font l’emploi, pour ceux qui font marcher l’entreprise France : c’est à dire les consommateurs et les entrepreneurs, de la toute petite entreprise à la grande société. Donnons de l’air aux commerçants, apportons de l’air aux PME, à ceux qui prennent des risques pour créer de la richesse nationale et des emplois. Et favorisons la consommation, la propriété, le pouvoir d’achat pour nous tous qui payons des impôts toujours en augmentation, et qui faisons tourner la machine économique par nos achats.
Il faut continuer à baisser nos dépenses publiques. Pour la première fois depuis 1945, le budget national est en baisse pour l’année 2012. Il faut continuer à revoir les cadeaux fiscaux (mais pas les avantages type « Sellier » qui permettaient de dynamiser le logement, notamment en Ile-de-France), mais il faut surtout continuer à baisser les charges pour les entreprises et les salariés pour libérer du pouvoir d’achat, relancer la consommation.

Il faut desserrer la ceinture du contribuable et resserrer celle de l’Etat.

Publié dans : Législatives 2012
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