
Ca y est, les policiers municipaux sont
désarmés ! Et leurs missions seront redéfinies vers le stationnement…Les habitants des Vallées en ont, paraît-il, déjà fais les frais avec une belle campagne de verbalisation de leur
véhicule…
Mais, Monsieur Sarre, pourquoi vous arrêtez-vous au milieu du gué ? Si vous désarmez les policiers et les cantonnez à ces tâches-là, il faut aller au bout de votre logique et supprimer tout
simplement la Police Municipale ! Au lieu de faire mine de les redéployer différemment, vous auriez du leur signifier leur nouvelle affectation comme nouveaux Agents de Surveillance de la Voie
Publique - qui existent par ailleurs et qui ne semblent pas avoir reçu, eux, de nouvelles consignes…
Cette décision est tout simplement l’illustration d’un de mes précédents articles qui voulait démontrer que le nouveau maire socialiste est l’otage des composantes gauchistes de sa majorité. Et
bien voilà, c’est fait !
Cette double annonce - désarmement et redéfinition des missions vers le stationnement – va faire du mal à Colombes. Elle n’est d’ailleurs absolument pas suivie dans les autres villes socialistes
de banlieue (Clichy, par exemple) qui ont créé et développé une véritable Police Municipale. Ca m’étonnerait qu’Asnières nous emboîte le pas.
A Colombes, la Police Municipale devait bien sûr être reprise en main. Elle n’avait pas réellement de missions définies et son champ d’action restait confus par rapport aux ASVP. Il fallait donc
attribuer à chacun un rôle précis dans le cadre d’une politique générale de sécurité municipale en partenariat avec la Police Nationale, et avec en ligne de mire : les véritables problèmes de
sécurité que Colombes continue à vivre. Qu’en est-il des trafiquants qui campent devant certains immeubles et rendent la vie impossible – euphémisme – à leurs habitants ? Qu’en est-il des
quartiers qui ne voient jamais de policiers que lors d’interventions aussi musclées que rares ? Qu’en est-il des zones de non-droit que jamais aucun policier ne parcourt régulièrement ? Qu’en
est-il des agressions subies par les élèves et les enseignants dans leur propre collège ?
Cette décision doit sembler bien insupportable à tous ceux pour qui la sécurité, pourtant premier des droits, reste une obsession quotidienne.
Nous avions, lors de la campagne, proposé de mieux employer les différents services de sécurité, Police Municipale et ASVP, pour les concentrer à l’îlotage (en tant que Police de Quartiers) pour
les premiers et à la surveillance de la voie publique (circulation, stationnement, écoles, squares) pour les seconds. Cette logique permettait un meilleur quadrillage de la ville et une plus
grande proximité avec les Colombiens, en sollicitant leur présence au sein des assemblées de quartiers pour échanger avec les habitants et créer une dynamique collective de sécurisation.
Après cette double annonce de Philippe Sarre, ce beau projet semble enterré avec cette mesure illogique et irresponsable.
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