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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 14:35

Il faut ouvrir les yeux. Ce n’est pas stigmatiser quoique ce soit ou qui que ce soit que de simplement regarder la vérité en face : la situation dérape, l’insécurité est partout au Petit-Colombes, aux Grèves. Et depuis quelques jours, elle apparaît dans son expression la plus violente : on a tiré deux nuits de suite sur des gens, dans nos quartiers. A l’arme automatique. Ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas d’actes isolés. C’est la partie émergée d’un iceberg gigantesque. Bien sûr, si vous venez en touriste, en « étranger », comme moi, on ne voit rien immédiatement. Mais, les habitants eux vous le disent en chuchotant. Ces choses, ils les savent. Ils les subissent. Tous les jours. Toutes les nuits. Ils en ont plus que marre : ils s’habituent. Dans les halls, on baisse les yeux. Les cris, la fumée, les déchets, l’urine, les tags dans les escaliers de service, dans les ascenseurs, on fait semblant de plus les voir, les entendre. Et on continue à payer son 1198681_archive-police-2_640x280.jpgloyer, ses charges. Et on s’enferme chez soi.
Les bandes se sentent chez elles, en terrain conquis.
Les trafiquants prospèrent. Des millions d’euros sont vite gagnés, vite injectés dans l’économie souterraine. Celle qui achète des armes pour défendre les zones de chalandise et qui a blessé chez nous hier et avant-hier. Celle qui achète des gosses pour en faire des « shoufs », des guetteurs, trop jeunes pour être interpellés par la BAC. Celle qui irrigue les cités et les enferme dans des logiques anti-système, contre l’école, les flics, les pompiers, l’Etat : bref contre la République.
C’est le travail de la municipalité de prendre enfin la mesure du problème. Et d’y répondre. D’arrêter de faire semblant de ne rien entendre. De s’en laver les mains en accusant l’Etat, le Préfet. Quand on parle de scission Nord-Sud de Colombes : on parle de cela. Et aujourd’hui, on voit que la déchire est béante.
L’installation d’un coordonnateur à Colombes Habitat Public est une bonne chose. Mais c’est tellement dérisoire. On peut agir en redéployant les policiers municipaux, réarmés, dans nos quartiers, de façon prioritaire, avec comme mission l’occupation de ce territoire laissé aux voyous. Tous les jours, toutes les nuits. Sans rien lâcher. Un objectif : faire fuir les consommateurs, les acheteurs, pour que le trafic s’éteigne. Déployer de nouvelles caméras, notamment dans les halls. Réinstaller des concierges solides dans les rez-de-chaussée. Engager des vigiles pour compléter le dispositif, comme d’autres offices HLM l’ont fait. Il y a des solutions urgentes à mettre en œuvre. Mais pour réussir, il faut la volonté de s’y impliquer.

Publié dans : Solidarité
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Commentaires

100 % d'accord, d'autant qu'à titre personnel, j'aimerais que mon fils et moi vivions encore de (très) longues années.
Il y a un autre grand bémol dans notre ville : le développement du tramway, surtout le T1 s'il se concrétise. Un vecteur de plus pour permettre à la criminalité de se déplacer facilement.
Commentaire n°1 posté par Valérie le 03/12/2011 à 08h05
Cela devient urgent que Monsieur le Maire intervienne au petit Colombes et particulièrement à la cité Total, tous savent qu'il y a des armes et même des armes lourdes qui circulent, je n'arrive pas à croire que le Maire et la police de colombes ne le sachent pas.
La police et le maire de Colombes connaissent les fouteurs de trouble,ces voyous tabassent règulièrement des personnes, pourquoi ses voyous ne sont pas inquiétés.
Commentaire n°2 posté par anonyme le 23/07/2012 à 01h15

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