Partager l'article ! Dimanche, il faut aller voter !: On entend partout que l’abstention sera forte et risque d’être la grande gagnante du 1er tour… C ...

Denis BUTAYE
Ancien Conseiller Municipal
On entend partout que
l’abstention sera forte et risque d’être la grande gagnante du 1er tour…
C’est possible. Et les raisons seraient multiples : vacances, débat occulté par un temps de parole verrouillé, sondages omniprésents…
Mais, en réalité, rien n’est joué. Cette situation doit nous conduire à la mobilisation. L’enjeu est fort. Il faut que Nicolas Sarkozy vire en tête au premier tour. C’est essentiel pour espérer
entraîner une dynamique de victoire au second tour. Il doit faire le plein et viser son score de 2007, soit au dessus de 30% pour rééditer l’exploit de faire succéder un président de Droite à un
président de Droite.
Ceux qui seraient tentés par l’abstention, le défouloir ou le coup de gueule électoral, doivent laisser une chance à notre pays de ne pas sombrer dans la crise, de ne pas disparaître dans les
oubliettes de l’histoire mondialisée. Il n’y a peut-être qu’une chance infime de sauver notre système de protection sociale, de conserver nos valeurs républicaines. Alors, saisissons-la !
Le seul à proposer de se battre dans la réalité, c’est Nicolas Sarkozy. Les autres mentent et leurrent en lui opposant une vision du monde qui n’est pas conforme à la réalité. On ne pourra pas
revenir au Franc. On ne pourra pas travailler moins et gagner plus. On ne pourra pas dépenser plus et payer à la fois nos dettes publiques. On ne pourra pas faire comme si le reste du monde
n’existait pas. On ne pourra pas ignorer la mondialisation. On ne pourra pas se retrancher derrière des lignes Maginot, chères à bâtir, anesthésiantes et finalement inefficaces.
Faire face à la réalité, c’est la politique de la sincérité. Qui consiste à dire la vérité : on devra prendre l’initiative, innover, inventer, pour faire la course en tête et garder notre
position mondiale. 5e puissance du monde, ce n’est pas rien ! On devra continuer à s’adapter, changer, évoluer, se battre pour conserver l’essentiel de nos valeurs et de notre système social.
J’entends bien ceux qui auraient espérer un autre style de mandat que celui qui s’achève. J’en ai fait partie. Certains reprochent à Nicolas Sarkozy de ne pas en avoir fait assez. D’autres d’en
avoir fait trop… Je leur réponds que ce n’est plus l’heure de tergiverser. Qu’il n’est plus temps de tatillonner. Le moment est bien trop crucial pour notre pays. Le laisserons-nous basculer tout
entier à gauche, de la commune à la présidence, des régions au sénat ? Le regarderons-nous choisir le déclin ? Ce serait le choix de l’abaissement.
Le seul qui a le courage de dire cela, c’est Nicolas Sarkozy. Et il doit être en tête au 1er tour le soir du dimanche 22 avril.
Ce dimanche je voterai Bayrou au premier tour même si j'ai été par Mélanchon car j'ai voté NON à l'Europe en 1990 et en 2005. Cependant, il est le rabatteur de Hollande pour le second tour.