Partager l'article ! Lettre aux électeurs de la 1e circonscription (3/4): Au Petit-Colombes, aux Grèves, on a tiré six fois à la kalachnikov, en plein jour, au mi ...

Denis BUTAYE
Ancien Conseiller Municipal
Au Petit-Colombes, aux Grèves, on a tiré six fois à la kalachnikov, en plein jour, au milieu de la foule. Cette vérité ne peut pas être tue. Elle montre
le degré de violence auquel nous sommes confrontés. Cette délinquance armée s’appuie sur des réseaux, des trafics, qui enrôlent des voyous, très jeunes. Ceux-là mêmes qui se croient tout permis.
Qui squattent les halls d’immeubles. Qui tournent en moto sur les parkings. Qui crachent, insultent. Ceux qui nous pourrissent la vie. Et la municipalité estime qu’elle n’y peut rien.
Je crois moi que nous pouvons agir. Qu’il faut créer une force de police spécialement attachée aux quartiers, qui doit reconquérir les terrains perdus. Mais il faut une volonté forte pour ça.
Aux Fossés-Jean, le tramway (T1) va enfin arriver. La municipalité de Gauche avait voté contre. Mais le bon sens l’a emporté, après de longues années de perdues. La Gauche avait aussi voté contre
le projet de renouvellement urbain des Fossés-Jean de Nicole Gouéta. Le coût total du projet des Fossés Jean/Gare du Stade était alors estimé à 120 Millions d’Euros environ avec un financement
ANRU de 30 millions. Aujourd’hui, le projet est tombé à 106 millions, dont 25 millions de l’ANRU. Les reculades et zigzags ont coûté 14 millions d’euros au quartier. Et le retard pris dépasse les
cinq ans…
Tous ces millions dépensés dans nos quartiers quand dans la zone pavillonnaire, la voirie laisse souvent à désirer, la propreté est oubliée, l’éclairage est minimum, etc… Il faut aussi
redistribuer la manne publique en direction des contribuables.
A Gennevilliers, on a pensé qu’il fallait municipaliser la ville. Toute la ville. Que la commune devait tout faire, tout acheter, tout prendre en charge. Qu’elle était la source de tout. Et donc
qu’on lui devait tout. Belle stratégie de clientélisme global. Quel excellent verrouillage de la population ! Aussi, peu paie l’impôt. Grâce au Port de Gennevilliers. Mais beaucoup en profitent.
Mais cette gestion communiste montre ses limites. Il n’y a pas assez pour boucher les failles béantes. Alors, la municipalité communiste a contracté des emprunts toxiques pour 4,5 millions
d’euros et a augmenté sa dette de 281% entre 2008 et 2012, classant Gennevilliers à la 4e place en France de la hausse de la dette municipale! Celle-ci se hisse à la hauteur de 2021€ par
personne, alors que la moyenne se situe autour de 1026€ / habitant, soit 85,5 millions d’Euros !
Les opérations de renouvellement urbains menées aux Grésillons et au Luth (Zones Urbaines Sensibles) pour un budget de 225 Millions d’Euros, étaient devenus indispensables. Seulement, on est loin
du compte concernant le gain que les habitants auraient pu attendre d’un tel investissement. Aucune transformation réelle des conditions de vie. Aucune amélioration sensible. Les immeubles
repeints, des bâtiments rénovés, des quartiers nettoyés. Certes. Mais les problèmes sont restés. Au Luth ou aux Grésillons, le taux de chômage dépasse les 20%. Pour les jeunes, c’est plus de 30%.
Le taux de formation, le niveau de diplôme est l’un des plus bas de l’Ile-de-France (au Luth, plus de 50% des jeunes n’ont pas le bac).
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