Partager l'article ! Lutter contre l’insécurité, les bandes, la drogue.: Plaque tournante de la drogue en Ile-de-France - le Petit-Colombes, les Grèves à Co ...

Denis BUTAYE
Ancien Conseiller Municipal
Plaque
tournante de la drogue en Ile-de-France - le Petit-Colombes, les Grèves à Colombes; Le Luth, Les Grésillons, Les Agnettes, La Cité Rouge à Gennevilliers et la Caravelle, La Sablière à
Villeneuve-la-Garenne, nos quartiers connaissent une situation au bord de l’explosion. Les halls d’immeubles squattés, les trafiquants opérant à visages découverts, et même parfois cagoulés, les
rassemblements de bandes devant les entrées des cités, des armes à feu en circulation : tout cela, c’est la réalité de nombreux Colombiens, Gennevillois et Villénogarennois qui n’en peuvent plus.
Un mort à Gennevilliers.
Une série de coups de feu (à la Kalachnikov) au Petit-Colombes, en plein jour, avec des blessés. Les bandes font ce qu’elles veulent.
Avec une violence inouïe, comme lorsque le chauffeur du bus de la ligne 235 au niveau du Luth à Gennevilliers a failli être immolé après avoir été aspergé d’essence. C’était en octobre dernier,
ou bien quand une quinzaine de voyous a jeté des pierres sur un commissariat à Villeneuve-la Garenne, en novembre. Etc, etc…
La liste des violences est impressionnante. Sans parler des petites violences quotidiennes (intimidations, saletés, injures…).
L’enjeu est énorme. Pour ces bandes, le montant des transactions dépasse le million d’euros chaque année, par cité, et permet d’alimenter un trafic toujours plus étendu. L’attraction de cet
argent facile emprisonne des tout-jeunes dans une spirale de délinquance, du guetteur (« chouf ») au dealer, qui parfois mène à des règlements de comptes sanglants. Les populations assistent en
spectateurs impuissants à la mise sous coupe réglée de leur quartier, placé hors du contrôle de la République. Créer une zone de non-droit pour les bandes, c’est se constituer un territoire de
vente de la drogue, sécurisé.
Les policiers, les pompiers, les postiers ne peuvent plus intervenir sans méfiance. Les professeurs, les médecins, les assistantes sociales, n’y exercent qu’en surmontant d’innombrables
difficultés. Les bus évitent les cités. Et n’y passent qu’avec une assistance policière. Tout ce qui représente la République y est regardé avec méfiance. Comme si il s’agissait d’une intrusion
sur un territoire ennemi sorti du giron national.
Créer des patrouilles de vigiles armés, spécialisées, affectées aux Quartiers, pilotées par les organismes de logements sociaux, en relation avec la Police Municipale et Nationale, favoriser
l’installation systématique de caméras dans les halls et abords des immeubles, voici des propositions concrètes pour chasser les trafiquants de notre quartier, en leur menant une lutte
déterminée. Il faut occuper le terrain 7 jours sur 7, 24h sur 24h.
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