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Politique nationale

Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 19:27

untitled-copie-5.jpgCertains n’ont pas compris le sens du vote des Français. Vous savez, lors du 1er tour dimanche dernier. Ils pensent que pour l’élection, eh bien, c’est déjà joué. Fini, terminé. Hollande président. Pourquoi ? C’est la faute de Sarkozy. Il a écouté Buisson. "Trop à Droite" jugent-t-ils un brin méprisant.

Qu’est-ce que c’est ces histoires ? De quoi parlent-ils ? Pour qui se prennent-ils ? Les donneurs de leçons, les prêtres des bonnes valeurs et du politiquement correct se prennent toujours pour les gardiens de la "bonne" politique. Ceux-là même qui escamotent les véritables débats attendus par les Français : l'Intégration, la Nation, l'ordre.

De quoi s’agit-il en réalité ? Les Français ont dit non à la Gauche. Et même largement. Ils n’ont pas plus envie de Hollande que de Royal. Ils envoient depuis plus de 20 ans des signaux forts à leurs représentants pour plus de sécurité, plus de fermeté, moins d’immigration, moins de laxisme budgétaire. Et personne n’écoute. A chaque élection depuis 2002, on redécouvre une « percée » du FN ! Alors, en 2007, quand Nicolas Sarkozy leur avait promis de se charger du redressement de la France, en homme de poigne, ils y ont cru et ont arrêté de voté FN. Mais rien ne s’est vraiment passé. Alors, ils se sont sentis trompés. Le FN n’est plus un vote poubelle, un vote colère ou un "vote de crise", depuis belle lurette. Il signifie le besoin de sécurité, de fierté de son pays, d’arrêt d'une immigration non intégrée, de prise en compte des difficultés des Français "moyens", le besoin de ne pas oublier nos campagnes abandonnées…Et surtout de ne pas faire comme s'il, lui le peuple, n'existait pas. Humiliation suprême !
C’est le vote d’une Droite héritière de la Droite Bonapartiste, que Nicolas Sarkozy avait su allier avec la Droite Orléaniste, capitaliste et progressiste, en 2007. C’est l’histoire traditionnelle des Droites françaises depuis 1800 qui se rejoue à chaque élection.

A Colombes, il faudra le 6 mai, 6000 voix de plus qu’ au premier tour (9000 voix) pour espérer égaler le score de 2007, seulement à 47%. Difficile. Le peuple saura-t-il excuser Nicolas Sarkozy de l'avoir oublié ? Laissera-t-il passer François Hollande à cause de ce mépris qu’on a eu pour lui ? Lui, le peuple, qui n’a pas compris l’ouverture ou la diversité qu’on lui a imposées. Lui qui se révolte contre un certain diktat bruxellois. Lui qui sent la maîtrise de son destin échapper à la France. Lui qu'on a humilié quand le président, son président, faisait son bling-bling. Et qui ne l'a pas supporté. Ce peuple si dédaigné, si méprisé. Qui pourtant a le pouvoir de tout changer dimanche 6 mai.

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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 08:07
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 23:00

Bien sûr, j’aurais pu choisir un petit air de rentrée plutôt qu’un refrain de vacances… Comme celui du Racing et du Stade Yves-du-Manoir. Même si ca ressemble à une reprise de notre chanson à nous, Rama Yade le fredonne tellement bien (Et tant mieux pour Colombes !) que je préfère vous parler de mes impressions de voyage. Une fois n’est pas coutume.
Cette fois, la destination, c’était le Vietnam du Sud. Plus un zest d'architecture angkorienne à la frontière thaïlandaise. Le Vietnam et la Thaïlande. Deux destins si différents pour deux pays presque voisins. Le premier a été marqué par l’histoire que l’on sait. Une dictature communiste (socialiste, disent-ils. C’est pareil), féroce, d’abord victorieuse de notre pauvre corps expéditionnaire submergé par la chaire à canon vietminh, à Dien Bien Phu ; puis triomphante des Américains grâce à une gauche Hollywoodienne qui préférât lâcher le Sud-Vietnam plutôt que de continuer à se battre pour défendre la liberté… Tiens, l’Irak ?
30 ans après, c’est un pays nouveau qui émerge. Après la chute de l’Union Soviétique, le régime socialiste a du opérer un tournant libéral pour survivre. L’emprise communiste, toujours visible, contient de plus en plus mal l'ébullition d’un capitalisme qui entraîne tout. Un nouveau front pionnier pour tout aventurier. C’est la Chine d’il y a une dizaine d’années. Tout est à prendre ou à acheter : la conquête de l’Est. Et surtout ne parlons plus de politique ! Mais quelle énergie formidable pour les yeux d’un européen peu habitué à un tel mouvement. Grisant.
La Thaïlande ? Complètement différent (8500 $ / habitant, contre 850 $ au Vietnam ; 36000 $ pour un Français). Une économie ouverte, en croissance continue depuis plus de vingt-cinq ans (sauf crise asiatique en 1997) : un vrai Tigre. Une nation agitée par des débats profonds et essentiels sur la légitimité, la liberté, le pouvoir, la monarchie, le rôle des partis, l’expression publique, etc.. Une démocratie qui naît.
Conclusion du voyage ?
Le socialisme est mort.

Mais ça, vous qui êtes resté en France, vous le saviez déjà.

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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 22:24

Je regardais mercredi soir des Racines et des Ailes à Marseille qui nous emmenait à la découverte de quelques sites méditerranéens (ou proches…) et recevait Henri Guaino pour parler de l’Union pour la Méditerranée.

Le 13 juillet prochain se tiendra à Paris le lancement de l’UPM en présence des chefs des états de l’ensemble du pourtour méditerranéen. Nous verrons qui sera présent ou pas…Il sera d’ailleurs intéressant de constater (ou pas) la présence de la Lybie, de la Syrie ou de l’Algérie aux côtés d’Israël.

Alors bien sûr, les objectifs annoncés au départ, à savoir une Union fondée sur l’exemple de l’Europe ne pourront être tenus dès aujourd’hui. Il a fallut faire semblant de se situer dans le prolongement du processus de Barcelone, changer le nom de cette Union, et saisir l’opportunité de la dépollution de la Mare Nostrum (un peu comme pour le charbon et l’acier) pour réussir à faire voir le jour à cette idée.

Mais la volonté du Président de la République et d’Henri Guaino n’a pas faibli (en la matière, car ailleurs…) et voilà enfin une grande avancée pour l’histoire française, européenne et même mondiale qui se dessine. L’Orient (compliqué) et l’Occident (pas si simple) se tendent à nouveau la main rencontrant le rêve d’Alexandre, les contours de l’empire romain et la réalité historique des relations ancestrales et ininterrompues entre les rives Nord-Sud et Est-Ouest de la Méditerranée.
Quels contours ? Pour reprendre la célèbre réponse de Mitterrand au sujet de l’Union Européenne (partout où il y a des abbayes bénédictines) on pourrait les définir en incluant tous les pays où nous trouvons des chapiteaux corinthiens symboles de l’unité culturelle méditerranéenne et de son passé historique commun. Cela peut nous emmener bien au delà des limites actuelles…Et pourquoi pas ? Nous sommes tous des enfants de la Bibliothèque d’Alexandrie. Voici le liant qui nous unit bien au dessus des différences religieuses, démocratiques, etc...
Ce projet réunissant l’Afrique, l’Europe et le Proche-Orient fait rêver…Et si nous pouvions créer une alternative au choc des civilisations, renforcer le multilatéralisme, donner du sens à l’histoire, à la mondialisation, autrement ? Et si cette terre et cette mer, antiques, traçaient le sillon de la modernité ?

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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 13:42

Cette idée n’étonne que notre pays. Ailleurs, tout le monde trouve la situation normale, voire satisfaisante. Chez nous, elle soulève un tollé. Parce que les Etats-Unis sont une sur-puissance à visée mondiale dont l’OTAN constitue un des prolongements tactiques (politiques) depuis près de 60 ans. Signé pour créer un front européen contre l’Union Soviétique, le Traité Atlantique se trouva par trois fois sans objet : lorsque l’URSS obtint elle-aussi l’arme nucléaire, gelant la situation politique ; quand la France se dota de sa propre bombe, rompant l’unicité du pouvoir atomique ; et plus encore, au moment de la chute du mur de Berlin. Et à chaque fois, l’OTAN réussit à muter pour survivre et poursuivre la réalité de son projet : imposer la réponse américaine à la politique européenne.
C’est là évidemment qu’il faut balancer les deux propositions OTAN et Union Européenne pour comprendre le débat et ainsi percevoir le marché que semble négocier actuellement le président de la République : intégration complète de la France dans l’OTAN contre création de la Défense Européenne.
Qui croit duper qui ? La France pourra-t’elle faire croire aux Américains qu’elle irait s’arrimer au mastodonte atlantique pour calmer son historique sens de la rébellion, de l’affirmation, tout en avançant la constitution d’une arme européenne capable (le pourrait-elle vraiment ?) de se substituer à terme à celle de l’OTAN et de constituer le socle de l’indépendance européenne ? Quel socle ? Quelle indépendance ? Quelle Europe ?
L’Europe, pour exister, vraiment, manque d’une politique et donc d’une armée. Il s’agit donc, non d’un petit débat, mais d’une énorme étape que s’apprêterait à conduire la présidence européenne française pour faire entrer l’Union dans une nouvelle ère de son évolution, de sa maturation vers sa propre super-puissance…Vaste illusion ! Tant que l’OTAN existera, aucune stratégie européenne indépendante ne pourra voir le jour.
Alors qu’irions-nous faire dans cette galère ?
Quel but poursuivons-nous en nous lançant dans cette double aventure : OTAN et Défense Européenne ? S’agit-il pour nous, malgré tout, de nous placer dans un grand ensemble afin d’affirmer notre existence, un peu, même entamée, sur la scène du monde, en espérant mieux plus tard ? Je crois que cette route ne mène nulle part. Parce que, bientôt perdu dans des organisations qui se trouvent, en réalité et de fait, aujourd’hui ou demain, sous contrôle anglo-saxon, notre pays ne pourra plus qu’adhérer à une politique que nous n’aurons pas nous-même définie. OTAN et Défense Européenne nous exposent ainsi de la même façon à perdre notre capacité à exprimer notre propre voix.
Et notre voix, c’est notre indépendance, notre liberté. La faire entendre, c’est notre devoir, si nous voulons demain, toujours écrire l’histoire.

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