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Urbanisme

Mercredi 19 décembre 2012 3 19 /12 /Déc /2012 10:42

untitled-copie-3.jpgLa remise officielle du rapport de Pascal Auzannet, destiné à chiffrer précisément le projet de métro Grand Paris Express, a permis de remettre les pendules à l’heure. Les lignes possibles et finançables sont désormais connues. Et, la liaison intégrant Colombes, dans un imaginaire arc Nanterre / Saint-Denis, ne fait même pas l’objet d’une simple estimation dans les scénarios préconisés. Ainsi, preuve est bien faîte que, malgré les illusions entretenues par Philippe Sarre, le projet de super métro n’a jamais réellement pris en compte notre ville, sauf peut-être pour 2040-2060, voire 2100.
Cette manière de gérer notre ville, en voulant faire gober n’importe quoi aux Colombiens - qui se gardent bien de tomber dans ce genre de panneaux -  est absolument inacceptable de la part du Maire. Tout le monde savait bien, au sein du STIF, du Conseil Général, que Colombes ne serait jamais retenue comme gare du Grand Paris. Tout le monde savait bien que la priorité des investissements irait aux liaisons des pôles urbains et de transport dynamiques. Pas notre ville, considérée comme la dernière roue du carrosse par toutes les collectivités et même l’Etat, tant nous donnons l’impression que Colombes s’endort, depuis quelques années.
Pourtant, Colombes, c’est plus de 85 000 habitants, une façade sur la Seine, cinq gares, une autoroute, etc... Mais ce potentiel est délaissé, gâché. Philippe Sarre ne figure même pas parmi les acteurs rencontrés par Auzannet pour préparer son rapport ! Et finalement, notre ville passe à la trappe de tous les grands arbitrages franciliens : ZSP, stade Yves-du-Manoir, Grand Métro, etc… Parce que personne ne réveille notre ville. Et tout le monde, du Ministre au Conseiller Général, la croit endormie.

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Mardi 27 novembre 2012 2 27 /11 /Nov /2012 14:09

Sans-titre-1-copie.jpgAprès le terrain de l’ancienne crèche rue du 8 mai 1945 qui reste en jachère depuis de trop nombreuses années, sans que rien ne soit fait pour l’aménager et le valoriser, laissant ainsi le patrimoine colombien se délabrer, voici les Cinémas !
Quelle est la situation ? Les 4 Clubs sont encore à refaire de fonds en combles. De gros travaux avaient été entrepris en 1999, puis en 2005 (de mémoire). Et maintenant, on réengage 2 millions d’Euros pour refaire les salles, les fauteuils, passer en numérique, étanchéifier les salles de projection, etc… Bref tout reprendre. Réouverture prévue dans un an, au mieux.
Je m’interroge. Cet équipement est mal placé. Bien situé, mais mal placé. Il se présente comme une bouche de métro - il arbore d’ailleurs les mêmes couleurs que la RATP - et se tapit sous un ensemble glauque et mal identifié : terrasse du Mac Do, arrêt de Bus, trottoir élargi, square, allées, un pignon d’immeuble édenté, etc.. Un coin mal foutu quoi... Sale, défiguré, sous exploité. Comme tout l’ilot 20, entre Saint-Denis et Bournard. Il y a urgence à traiter l’ensemble avec une approche globale. Il faut reprendre cet ilot entier, l’envisager dans ses circulations, ses potentialités commerciales, de stationnement, de logements… Se poser les bonnes questions : comment l’intégrer à une rue Saint-Denis piétonne et le lier à une rue du Bournard roulante, etc ? Mais surtout ne pas partir dans la logique « cautère sur une jambe de bois » : c’est à dire mettre beaucoup d’argent dans un équipement qui restera noyé dans un environnement médiocre et surtout, qui sera toujours empêché de se développer véritablement .
C’est une question de gestion globale de notre ville. Il faut arrêter avec ce genre de projet à la petite semaine, dispendieux et déconnecté. Cette rénovation est non seulement sans pertinence, car sans vision globale, mais elle va constituer aussi un frein pour l’avenir, car on n’osera plus toucher à cet équipement à cause de ses nouveaux investissements… On aurait pu y bâtir des logements avec un tout nouveau cinéma, y aménager une place publique, un parking, des commerces… Non, on refait juste en sorte que rien ne s’y passe plus pendant 10 ans. Après ? Il faudra encore refaire les cinémas ! Comme tous les 10 ans.

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Lundi 22 octobre 2012 1 22 /10 /Oct /2012 09:09

Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je souhaite déposer une contribution au débat autour du nouveau PLU (Plan Local d'Urbanisme) de Colombes.
untitled-copie-2.jpgElle tend à mettre en question trois points essentiels :
- Un PLU qui se contredit entre le PADD et la future réglementation
- Un PLU qui passe outre l’avis des Colombiens
- Un PLU qui est déconnecté de la réalité intercommunale et de l’avancée réelle du projet du Grand-Paris

Le PLU se contredit quand il annonce, au sein du PADD, vouloir « Préserver et valoriser le secteur pavillonnaire », alors qu’il indique, cette fois dans le cadre du future règlement que la Zone UD qui regroupe toute la zone pavillonnaire se verrait amputer de près de 11 hectares, passant en 10 années, d’environ 363 à 352 hectares, soit 1% du territoire de Colombes qui serait impacté et trouverait 3% de cette zone grignotée.
Colombes peut s’enorgueillir d’avoir la plus grande zone pavillonnaire du Département des Hauts-de-Seine, et située au plus près de Paris : 9400 pavillons répartis sur plus des 2/3 du territoire de la Ville. L’existence de ce tissu résidentiel est un vecteur identitaire et un pôle d’attractivité de notre Ville qu’il convient de conserver. Or, le PLU est contredit par le PADD dans cet objectif affiché. Les nouvelles propositions de zonage sortent ainsi de la zone UD des pans entiers du quartier pavillonnaire qui subit une érosion au profit de la construction de collectifs importants (Glissement en zone UB, principalement, au COS non réglementé), au mépris de la volonté affichée.
A noter d’ailleurs que cette zone pavillonnaire n’est pas composée que de gros pavillons cossus puisqu’elle accueille de nombreux immeubles collectifs et de petites maisons. Ce tissu pavillonnaire est donc un déjà un exemple de mixité sociale : petites et grandes maisons y voisinent, toutes sortes de situations financières y coexistent, des plus riches aux plus pauvres…
On est donc loin de l’image de quartiers occupés prétendument par une poignée de privilégiés que ce PLU tend à montrer quand, dans le PADD, il est annoncé vouloir « Faire évoluer la ville et diversifier le parc de logements » en ajoutant du logement aidé au sein de cette zone pavillonnaire où le parc social est jugée « peu représenté ». La réalité est tout autre. L’habitat social voisine déjà avec le pavillon cossu, au sein des immeubles de rapports, privés, érigés au XIXe siècle et au début du XXe. Le diagnostique établi par le cabinet GUY TAIEB CONSEIL, en charge de l’élaboration du PLH, me paraît ainsi insuffisant dans son analyse quand il ne perçoit pas cette mixité déjà existante pour ne donner l’image que d’un quartier homogène dans une structuration sociale élevée. Le plan d’action qui en résulte et qui préconise la construction de logements sociaux de manière systématisée aux Vallées, dans la Petite-Garenne, et Agent-Sarre, (30% de logements sociaux pour les opérations privées de plus de 1 500 m² de surface de plancher) apparaît ainsi reposer sur une lecture erronée de la situation sociale réelle de la zone pavillonnaire.
- Le point suivant concerne les zones « Thales » et « Yves-du-Manoir ». 5% du territoire, soit 33 000 m².
Il est indiqué qu’une procédure de révision simplifiée ou modification du PLU devrait avoir lieu sur ces 2 secteurs, pour préciser ultérieurement les intentions sur ce secteur.
Comment ne pas être surpris de voir débattu un PLU qui se trouve, de fait, amputé du contrôle de pans aussi importants du territoire urbain ? Comment ne pas rester songeur face à un débat public tronqué, en l’absence de repères fiables sur l’avenir de ces terrains ?
Cette absence de clarté sur ces secteurs déterminants remet en cause la volonté affichée par la le PADD ainsi formulée : « Pour garantir une qualité de vie et offrir des services et des équipements à la population, la Ville de Colombes se fixe un seuil de population entre 85 000 et 90 000 habitants à horizon 2020 ». Or, si l’on calcule en prenant en compte l’ensemble des potentialités des sites, le niveau démographique de Colombes dépasserait vraisemblablement les 100 000 habitants, autour de 2020.
Le PLU passe outre l’avis des Colombiens quand on s’exonère ainsi du débat public sur ces zones aussi essentielles au développement de notre ville, pour préférer un passage ultérieur, en catimini, devant la représentation municipale, dans le cadre plus restreint de la révision
simplifiée, à celui plus ouvert, de l’adoption générale du PLU.
- Déconnecté de la réalité, il est indiqué dans les panneaux de présentation (par exemple : plu.colombes.fr/panneaux-plu-final.pdf), que l’insertion du PLU se ferait dans une intercommunalité composée tantôt des villes d’Asnières, Bois-Colombes, Gennevilliers, Clichy et Saint-Ouen… tantôt d’Asnières, Bois-Colombes, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne…
On le voit bien : cette inscription dans un contexte intercommunal aux contours flous, révèle une absence de repères clairs sur l’avenir de la zone considérée, et ne manque pas d’interpeller sur la réalité de la cohérence affichée du PLU colombien avec un contexte intercommunal.
Une autre approche affichée au départ du PLU, s’appuie sur le futur réseau du Grand-Paris. Prenant en compte une arrivée du nouveau Métro à Colombes, le PLU s’engage ainsi dans une démarche sans réellement connaître la décision finale qui sera prise pour la réalisation de cet « arc » aujourd’hui, à l’état de simple hypothèse de travail, non budgétée et à échéance non fixée (après 2025, c'est-à-dire hors des limites chronologiques du PLU).
L’inscription du PLU dans cette double incertitude, place le Plan dans un contexte déconnecté, risquant de lui faire perdre de la cohérence quand les arbitrages seront rendus et même, de le voir caduc s’ils sont défavorables, remettant en cause le fond des analyses et orientations prises.

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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 10:55

Avant-hier soir avait lieu une réunion de présentation des aménagements de la future rue Saint-Denis piétonne. On y a parlé de la circulation, des accès, des revêtements, des riverains, des parkings, des devantures commerciales, des mobiliers urbains…
rueil-rue-pietonne.jpgUne chose ressort. La réflexion de cet aménagement n’a pas été menée à l’endroit. Je m’explique. La démarche employée est partie du principe de délimiter des espaces séparés et identifiés pour chacune des fonctions de la rue, ou encore du respect des biotopes des animaux (je pense principalement aux oiseaux) en pensant la plantation d’arbres…
Aussi, il a été défini un revêtement spécifique pour reconnaître chacune des finalités retenues. Par exemple, devant les vitrines, des pavés plats à lamelles pour la zone de vente. La chaussée est, elle, identifiée par d’autres types de pavés, de couleur claire, que viennent entourer des « quais » eux-mêmes recouverts de matériaux différents. Enfin, chaque rotule de circulation sera traitée avec un autre pavage « en queue de pan »… Une vraie mosaïque ? Non. Un patchwork de couleurs, d’effets, de matériaux. Qui, au lieu de donner à la rue un bel effet de « tapis », rendra celle-ci, « si riche » qu’elle en sera tout simplement « baroque ». Vous savez, pour faire du beau, il vaut mieux pas faire confiance à la Gauche, surtout colombienne, qui a été capable de nous inventer la fantastique Place Rhin et Danube…
Qu’aurait-il fallut faire ? Pas partir sur l’ "idéologie" de la rue piétonne. Mais rester pragmatique. Donc, d’abord aller voir ailleurs des exemples réussis. Réussis dans le temps. Profiter des retours d’expérience. S’inspirer de ce qui marche. Pas de foncer en prenant pour départ une réflexion dénuée de toute relation au « terrain ». Avec le risque de faire des erreurs qui vont coûter cher (le projet est estimé à 4 millions d’euros, alors que la commune vient d’annoncer ne plus avoir les moyens d’octroyer de subventions de projet aux associations…). Allez voir, Monsieur l stationnement_centre_ville_2006_003.jpg e Maire, à Enghien-les-Bains, à Saint-Germain-en-Laye, à Rueil (photo en haut), les exemples qui ont réussi (Ce sont des rues semi-piétonnes, car aucun maire n’a voulu fragiliser le commerce de proximité). Rencontrez les équipes qui ont été chargées de les mettre en œuvre. C’est de cette manière que l’on procède quand on veut le meilleur pour sa ville. D’ailleurs tous vous auraient dit qu’il fallait prévoir des parkings avant toute chose… Et bien non. Vous réinventez des concepts fumeux qui vont nous conduire à investir dans une chaussée si hétérogène qu’elle en deviendra vite « une rue de l’orme » - rue que vous aviez aménagée en votre temps avec M Frelaut - en plus grand. C'est-à-dire en mille morceaux. Impossible à entretenir. Vous nous annoncez du porphyre, des fontaines Wallace, une sculpture, des candélabres modernes et design… Les Colombiens n’ont pas besoin de tout ça. Simplement d’une belle rue centrale, mais plus simple, et sans doute moins chère.

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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 20:24

interco-copie-1.jpgHier se tenait une réunion de concertation à Colombes, avec les maires des quatre villes qui restent dans la course de l’intercommunalité de la Boucle Nord : Colombes, Bois-Colombes, Asnières et Gennevilliers. On se rappelle qu’au départ, il y a eu jusqu’à 7 villes… Bref, le cœur n’y est plus… Sujet de la réunion : l’habitat. La salle était bien composée : les militants socialistes étaient là pour encourager leurs leaders. Problème de taille : les quatre maires nous annoncent en cœur qu’il n’est pas question de fusionner les offices HLM dans un seul organisme intercommunal, chacun souhaitant conserver la maîtrise de sa politique municipale de logement social… En revanche, un Plan Local de l’Habitat commun pourrait être  élaboré, comme une sorte de « Maastricht », pour fixer des objectifs communs que les maires seraient libres ensuite de ne pas suivre… Comme je comprends la réticence des maires à partager cette politique publique si délicate…. Les témoignages opposés des visions de leur ville par les maires de Bois-Colombes et de Gennevilliers étaient de mon point de vue, une belle illustration de cette absolue nécessité de séparer les gestionnaires en matière d’habitat social (62% d’HLM à Gennevilliers ; 19% à Bois-Colombes). Mais alors, si on ne veut pas fusionner, à quoi pourrait bien servir cette intercommunalité, pour la politique de l’habitat… ? On le voit encore, l’intercommunalité pour des territoires aussi divergents, ne résiste pas à l’épreuve de la réalité et de la situation. Bois-Colombes n’a rien à faire avec Gennevilliers. Et Colombes non plus.
A la question du leadership, pas de réelle entente non plus. Qui va présider à la destinée de cette intercommunalité ? Asnières ou Colombes, ou bien encore Gennevilliers ? Cette question n’est pas subsidiaire. Elle est centrale pour comprendre le sens que prendra cette future agglomération. Mais personne en veut répondre à cette question, tant les oppositions entre les villes sont légions. Et c’est pour cette raison que depuis 2008, rien n’a vraiment avancé.

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