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Dimanche 3 mars 2013 7 03 /03 /Mars /2013 11:37

rythmes Sans réelle concertation, ni débat, le décret sur la réforme des rythmes scolaires a été signé par le Ministre de l’Education Nationale et publié le samedi 26 janvier 2013 au Journal Officiel. Il prévoit une nouvelle organisation dans les écoles maternelles et élémentaires. Attention, il ne s’agit pas d’augmenter le nombre d’heures de cours des enfants, mais d’étaler les 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, et cela dès la rentrée de septembre 2013.
Qu’en est-il à Colombes ? On pourrait attendre d’une municipalité dirigée par un ancien directeur d’école une attention particulière sur cette question. Rien.
Personne n’est capable d’affirmer que ce changement sera mis en place dès la rentrée prochaine à Colombes. Mais, alors, si ce n’est pas en 2013 ? Quand serait-ce ? En 2014 ? Le Maire doit rendre sa copie avant le 31 mars 2013. Vraisemblablement, il va décider le report pour 2014… Car rien n’est prêt à Colombes. Mais alors, qu’en est-il de la subvention exceptionnelle octroyée par l’Etat à la Commune, pour accompagner ce changement, à la rentrée 2013, soit 50€ par élève (10000 élèves à Colombes) ? On aurait donc les moyens de perdre 500 000 € ?
Hormis ce point financier, il reste à organiser le nouveau temps scolaire. La Commune aura une lourde responsabilité, dans ce changement, car ce sera à elle de prendre en charge les nouveaux temps périscolaires, après la fin des cours, à 15h30. Il doit être prévu pour les élèves, le lundi, mardi, jeudi et vendredi, entre 15h30 et 16h30, « des activités sportives, culturelles, artistiques qui contribueront à développer leur curiosité intellectuelle et à renforcer le plaisir d’apprendre et d’être à l’école ». Donc, 4 heures par semaine, organisées et prises en charge par la Commune, à parité (ce point n’est pas encore défini..) avec l’Education Nationale. On peut évaluer ce changement à plus d’1million d’euros par an, à peu près 100€/élève (certains avancent même le coût de 150€...), en considérant les charges de personnels, le prix des activités, fournitures, etc… C’est très important. Qui va payer ? La commune ? Les parents ? Et surtout, tout cela semble complètement oublié par la municipalité qui n’a rien prévu, rien préparé. Le programme de ces activités ? Personne ne sait ? Qui les animera ? On ne sait pas… Les profs ? Des animateurs de centre de loisirs? Ils feront la grève le 5 mars pour protester contre l'impréparation de cette réforme... Le ministère réfléchit alors à modifier le taux d’encadrement par élève pour moins avoir d’animateurs à prévoir, par groupe d’enfants. Mais pour ca, la municipalité doit se doter d’un projet éducatif territorial (PEDT) élaboré avec « l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de l’éducation : administrations de l’État concernées (éducation nationale, sports, jeunesse, éducation populaire et vie associative, culture, famille, ville...), associations, institutions culturelles et sportives, etc. ». Où est-il ? Enfin, la demi-journée ajoutée sera-t-elle sur le mercredi ou le samedi matin ?
Que se passe-t-il ? Eh bien c’est très simple. On n’en sait rien. Pas de réponse claire, alors que depuis 2008, l’adjointe au Maire en charge des écoles étudie la révision des rythmes scolaires…

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Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 20:19

La municipalité a créé une belle pagaille… Sous prétexte de rendre service aux enfants, elle a inventé un nouveau menu pour les élèves de Colombes. Un menu sans porc, ca existait déjà, mais maintenant, c’est un menu végétarien en plus null(pour éviter des ingrédients qui ne seraient pas halal !… Durant la phase d’introduction de ce nouveau menu, il a fallu prévoir des centaines de repas en plus afin de palier un éventuel manque. Et aujourd’hui, des cartons de différentes couleurs selon le type de repas sont distribués aux enfants afin de distinguer les enfants en fonction de leur type de repas. La FCPE de cette même école (Ambroise Paré) préconise même des repas halal pour tous afin de remédier à la complexité engendrée par le nouveau système. Ailleurs, une enfant de 8 ans ne suivrait plus les cours de natation pour ne pas avoir à se dénuder devant les autres… Et au lycée Guy de Maupassant, certains professeurs manquent des jours de cours, avec la bénédiction d’une autre association de parents d’élèves, correspondant aux fêtes musulmanes, sans rattrapage possible. Cette fois, la coupe est pleine. La laïcité doit être appliquée dans les écoles de la République, et ne pas céder face aux revendications communautaristes.

 

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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 18:30

A Colombes, comme ailleurs, les lycéens bloquent leur établissement. Pourquoi ? Manipulation ? Flemmardise ? Engagement politique ? Convaincus de lutter contre une réforme des retraites injuste ? Jeunes donc gauchistes ?
Tout cela est un peu curieux… Regardons de plus près.
untitled-copie-1.jpgIl y a bien sûr quelques meneurs syndiqués… Il y a bien sûr ceux qui espèrent rester chez eux jusqu’aux prochaines vacances, dans seulement une semaine… Mais les autres ? Victimes des bloqueurs ? Comment cela se décide un blocage ? Et qui l’exécute ? Théoriquement, c’est durant une AG (Assemblée générale) que se vote un blocage. Qui est convié ? Tout le lycée. Bien. Mais qui vient ? En fait, seuls les adeptes du blocage et les curieux. Ah bon, mais alors est-ce vraiment l’expression d’une majorité ? Sûrement pas. Je sais, c’est assez curieux de voir des grévistes mineurs mimant les étudiants et calquant leurs procédés sur des établissements de second cycle. Et évidemment seuls les syndiqués mettent en œuvre les soi-disant décisions prises en AG, autoproclamée souveraine. Et l’immense masse silencieuse ? On s’en passe. Et les parents d’élèves, responsables de leurs rejetons ? On s’en fout. C’est du grand n’importe quoi. Ca c’est pour la forme.
Et le fond ? La réforme des retraites, qu’est-ce qu’ils en savent ? Pas grand-chose. En tout cas, rien sur les solutions à apporter au problème majeur du financement des retraites. Savent-ils par exemple que le projet socialiste ne les enverra à la retraite qu’après 41,5 années de travail ? Alors que celui du gouvernement prévoit…42 ans ! Ils se battent vraiment pour ces 6 mois de moins ? Ca m’étonnerait… Mais alors, peut-être ont-ils pris conscience que le système par répartition va droit dans le mur, tant il accumule les déficits sur le dos des cotisants, c’est à dire les actifs, d’aujourd’hui et demain ? Et que son équilibre financier ne sera jamais atteint malgré la réforme envisagée ? Les simulations sur lesquelles se base le projet avancent le chiffre mirifique de 2% de croissance par an… Optimiste ! Je ne crois pas que lycéens de Colombes aient conscience de l’injustice du système par répartition qui prévoit de faire peser sur eux la charge écrasante de ce déséquilibre. Sinon, ils feraient grève pour de bonnes raisons !!!

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Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /Sep /2010 09:38

58701_1503061109112_1611763708_1231704_2280708_n.jpgC’est un accident ! Pas de victime ! Tout est sous contrôle ! Surtout empêcher toute rumeur d’incendie volontaire criminel ! La mairie fait feu de tout bois (avec le Conseil Général, propriétaire du collège) pour empêcher l’incendie des ragots de se propager… Communiqué de presse, mails aux conseils de quartier, aux parents d’élèves, etc… OK.
Mais, une question demeure, qui n’est pas du ressort de la municipalité. Mais bien de la responsabilité du Conseil Général, Maître d’œuvre. Mais, pourquoi et comment ce tout neuf gymnase  de type B+ (salle de sports collectifs de 23,50 x 44 m), situé en bord de rue, d’une architecture aux contours étudiés, a-t-il pu bruler en si peu de temps ? Plus vite qu'un Pailleron ! Le permis de construire, contrôlé par les autorités de sécurité en préfecture, a-t-il bien été respecté ? Les normes de sécurité ont-elles été suivies ? On sait que la Commission de Sécurité était passée. Mais alors que s’est-il passé ? Le départ de feu, nous dit-on, est dû à un court-circuit électrique. Ca peut arriver. Mais la transformation de cet incident en incendie, en quinze minutes, pose question sur l’ensemble du site, incluant les classes, voire même les autres réalisations du département.
La suite ? Une enquête, une expertise, une contre-expertise, une évaluation, une indemnisation, etc…Et un nouveau chantier. Bref, encore au moins deux ans à attendre pour revoir un gymnase à Henri Dunant.
A suivre de très près donc. On voudra avoir le fin mot de l’histoire. Il faudra que le Conseil Général divulgue les résultats de son enquête pour apaiser vraiment les inquiétudes.

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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 09:01

Je sais, la formule est un peu crue. Mais tout de même ! Je reprends l’histoire depuis le début. En mars 2008, Philippe Sarre annonce des mesures sociales « fortes » qui se traduisent dans les faits par le gel de la valorisation des loyers dans le parc HLM et la baisse des tarifs municipaux avec l’abaissement des barèmes du quotient familial, et même du montant des droits liés aux prestations municipales (cantines, centres de loisirs, etc..).

Le quotient familial, c’est quoi ? Une grille, de 1 à 8, déterminée par votre niveau de revenus, permettant de calculer des tarifs municipaux différenciés. En modifiant les tranches des quotients (baisse d’environ 15%), les équilibres varient et permettent de cibler les catégories de familles choisies pour bénéficier des tarifs privilégiés. En 2008, la modification des tranches venait récompenser les Colombiens pour leur vote en faisant glisser 1500 familles (soit près de 30% des Colombiens profitant des services municipaux payants) dans la tranche inférieure, tous revenus confondus. Récompense électorale. Perte pour le budget communal.

Au-delà de la refonte des tranches, les tarifs avaient même baissé en 2008, de 10% pour les quotients 1 à 3 (revenus mensuels après abattement, de 0 à 457,20 €) et de 5% pour les quotients de 4 à 6 (revenus mensuels après abattement, de 457,21 € à 1 219,10 €). Double cadeaux. Une fois au grattage, une fois au tirage. Rien pour les autres, de 7 à 8.

 cantine.jpg

Prenons le cas d’une famille composée d’un couple et deux enfants. Cadres moyens dans une entreprise, ils souhaitent que leurs enfants prennent leur déjeuner à la cantine. Leurs revenus  mensuels cumulés se montent à 4000 euros nets, tout compris. Une famille moyenne. Calculons leur quotient familial (ressources du foyer rapportées au mois – abattement, le tout divisé par le nombre de parts). Soit 4000 € moins 179 € d’abattement pour un couple de deux personnes travaillant (même régime pour ceux qui bénéficient seulement d’un revenu d’insertion…) divisé par 3,75. Total mensuel de référence = 1018,93 €. Vous voilà donc dans le quotient 6 qui comprend les revenus entre 914,41 € et 1219,10 €.

Pas de chance. Vous payez une entrée de cantine à votre enfant de 3,61 € (donc 7,22 € par jour pour vos deux enfants), avec votre quotient 6, contre 0,69 € pour le QF1 ; 1,21 € pour le QF2 ; 1,76 € pour le QF3 ; 2,57e pour le QF4 ; 3,17€ pour le QF5. Au dessus, c’est 4,22 € pour le QF7 et 4,83 € pour le QF8. Ne parlons pas du tarif extérieur à 5€. Ce sont les tarifs 2008-2009.

Pas de bol donc pour cette famille, car, malgré un salaire inférieur à la moyenne de l’Ile-de-France (2765 € bruts) et bien en-dessous de celle des Hauts-de-Seine (3531 € bruts), elle se voit classée dans la tranche supérieure des quotients familiaux. Il est vrai qu’à Colombes, les disparités salariales sont très fortes entre les quartiers : par exemple, au Petit-Colombes / Les Grèves, le revenu moyen annuel tourne autour de 10000 €, quant le revenu moyen global d’un Colombien s’élève à 18000 € par an. Donc, avec des salaires très faibles qui « aspirent » l’essentiel de la grille du quotient familial, les revenus de la classe moyenne se retrouvent  parmi les tranches supérieures, contribuant ainsi, pour notre famille-exemple, cinq plus à la cantine scolaire qu’une famille éligible au QF1.

 

Une jolie illustration de la politique clientéliste de la municipalité, plus soucieuse des quartiers nord, peuplés de bons électeurs fidèles, que des quartiers sud, plus riches et moins attractifs politiquement. Le travail du maire ne doit pas se cantonner à transférer de la richesse du Nord au Sud. Je l’ai déjà dit, cette politique est insupportable. Elle pousse au désespoir les classes moyennes qui n’en peuvent plus de ces contributions. Elle génère des divisions toujours plus larges qu’il sera très difficile de combler demain.

 

Ah oui, pourquoi vous parlais-je de ces quotients familiaux ? Dernière nouvelle. Les quotients augmentent à nouveau au 1er septembre 2010. Je vous le donne en mille. Ce sont les QF 4 à 8 qui sont touchés. Pas les autres. Pour notre famille-exemple, le prix du repas des enfants est porté à 3,67 €, soit 6 centimes de plus. A multiplier par deux enfants et le nombre de jours d’école…

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