Sans réelle concertation, ni débat, le décret sur la réforme
des rythmes scolaires a été signé par le Ministre de l’Education Nationale et publié le samedi 26 janvier 2013 au Journal Officiel. Il prévoit une nouvelle organisation dans les écoles
maternelles et élémentaires. Attention, il ne s’agit pas d’augmenter le nombre d’heures de cours des enfants, mais d’étaler les 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, et
cela dès la rentrée de septembre 2013.
Qu’en est-il à Colombes ? On pourrait attendre d’une municipalité dirigée par un ancien directeur d’école une attention particulière sur cette question. Rien.
Personne n’est capable d’affirmer que ce changement sera mis en place dès la rentrée prochaine à Colombes. Mais, alors, si ce n’est pas en 2013 ? Quand serait-ce ? En 2014 ? Le Maire doit rendre
sa copie avant le 31 mars 2013. Vraisemblablement, il va décider le report pour 2014… Car rien n’est prêt à Colombes. Mais alors, qu’en est-il de la subvention exceptionnelle octroyée par l’Etat
à la Commune, pour accompagner ce changement, à la rentrée 2013, soit 50€ par élève (10000 élèves à Colombes) ? On aurait donc les moyens de perdre 500 000 € ?
Hormis ce point financier, il reste à organiser le nouveau temps scolaire. La Commune aura une lourde responsabilité, dans ce changement, car ce sera à elle de prendre en charge les nouveaux
temps périscolaires, après la fin des cours, à 15h30. Il doit être prévu pour les élèves, le lundi, mardi, jeudi et vendredi, entre 15h30 et 16h30, « des activités sportives, culturelles,
artistiques qui contribueront à développer leur curiosité intellectuelle et à renforcer le plaisir d’apprendre et d’être à l’école ». Donc, 4 heures par semaine, organisées et prises en charge
par la Commune, à parité (ce point n’est pas encore défini..) avec l’Education Nationale. On peut évaluer ce changement à plus d’1million d’euros par an, à peu près 100€/élève (certains avancent
même le coût de 150€...), en considérant les charges de personnels, le prix des activités, fournitures, etc… C’est très important. Qui va payer ? La commune ? Les parents ? Et surtout, tout cela
semble complètement oublié par la municipalité qui n’a rien prévu, rien préparé. Le programme de ces activités ? Personne ne sait ? Qui les animera ? On ne sait pas… Les profs ? Des animateurs de
centre de loisirs? Ils feront la grève le 5 mars pour protester contre l'impréparation de cette réforme... Le ministère réfléchit alors à modifier le taux d’encadrement par élève pour moins avoir
d’animateurs à prévoir, par groupe d’enfants. Mais pour ca, la municipalité doit se doter d’un projet éducatif territorial (PEDT) élaboré avec « l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine
de l’éducation : administrations de l’État concernées (éducation nationale, sports, jeunesse, éducation populaire et vie associative, culture, famille, ville...), associations, institutions
culturelles et sportives, etc. ». Où est-il ? Enfin, la demi-journée ajoutée sera-t-elle sur le mercredi ou le samedi matin ?
Que se passe-t-il ? Eh bien c’est très simple. On n’en sait rien. Pas de réponse claire, alors que depuis 2008, l’adjointe au Maire en charge des écoles étudie la révision des rythmes scolaires…

(pour éviter des ingrédients qui ne seraient pas halal !… Durant la phase d’introduction de ce nouveau menu, il a fallu prévoir des centaines de
repas en plus afin de palier un éventuel manque. Et aujourd’hui, des cartons de différentes couleurs selon le type de repas sont distribués aux enfants afin de distinguer les enfants en fonction
de leur type de repas. La FCPE de cette même école (Ambroise Paré) préconise même des repas halal pour tous afin de remédier à la complexité engendrée par le nouveau système. Ailleurs, une enfant
de 8 ans ne suivrait plus les cours de natation pour ne pas avoir à se dénuder devant les autres… Et au lycée Guy de Maupassant, certains professeurs manquent des jours de cours, avec la
bénédiction d’une autre association de parents d’élèves, correspondant aux fêtes musulmanes, sans rattrapage possible. Cette fois, la coupe est pleine. La laïcité doit être appliquée dans les
écoles de la République, et ne pas céder face aux revendications communautaristes.
Il y a bien sûr quelques meneurs syndiqués… Il y a bien sûr ceux qui espèrent rester chez eux jusqu’aux prochaines vacances, dans seulement une semaine… Mais les autres ? Victimes
des bloqueurs ? Comment cela se décide un blocage ? Et qui l’exécute ? Théoriquement, c’est durant une AG (Assemblée générale) que se vote un blocage. Qui est convié ? Tout le lycée. Bien. Mais
qui vient ? En fait, seuls les adeptes du blocage et les curieux. Ah bon, mais alors est-ce vraiment l’expression d’une majorité ? Sûrement pas. Je sais, c’est assez curieux de voir des grévistes
mineurs mimant les étudiants et calquant leurs procédés sur des établissements de second cycle. Et évidemment seuls les syndiqués mettent en œuvre les soi-disant décisions prises en AG,
autoproclamée souveraine. Et l’immense masse silencieuse ? On s’en passe. Et les parents d’élèves, responsables de leurs rejetons ? On s’en fout. C’est du grand n’importe quoi. Ca c’est pour la
forme.
C’est un accident ! Pas de victime ! Tout est sous contrôle ! Surtout empêcher toute rumeur d’incendie volontaire criminel ! La
mairie fait feu de tout bois (avec le Conseil Général, propriétaire du collège) pour empêcher l’incendie des ragots de se propager… Communiqué de presse, mails aux conseils de quartier, aux
parents d’élèves, etc… OK.

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